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Étude des concepts philosophiques.
 
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 Qu'est-ce qu'un compte rendu critique ?

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MessageSujet: Qu'est-ce qu'un compte rendu critique ?   26/6/2011, 19:00

Like a Star @ heaven  Le compte rendu (ou compte-rendu) est une description aussi fidèle que possible d'une lecture, d'un fait, d'un événement. Il doit être clair, précis et s'appuyer sur la réalité. Il apparaît donc pertinent d'illustrer par des exemples tirés du document ou de l'événement les explications fournies dans un compte rendu.

Le compte rendu critique comporte alors plusieurs étapes.

Après avoir brièvement résumé le document,

   * on ressort, de façon logique et objective, les aspects positifs et négatifs du texte (commentaire de texte);
   * on émet un jugement personnel pour déterminer la valeur du document, sa cohérence, la rigueur de l'argumentation, etc.;
   * on peut s'appuyer sur d'autres faits pour fonder son propre jugement.




Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven  Le terme critique dérive du terme grec kritikē , signifiant « (l'art de) discerner », c'est-à-dire le fait de discerner la valeur des personnes ou des choses. Dans le domaine philosophique, Kant utilise le terme pour désigner un examen de réflexion de la validité et les limites de la capacité de l'homme ou d'un ensemble de revendications philosophiques. En philosophie moderne, il désigne une enquête systématique sur les conditions et conséquences d'un concept, la théorie, la discipline, ou une approche et une tentative de comprendre ses limites et la validité. Un point de vue critique, en ce sens, est le contraire d'un dogmatique.

L'esprit critique (du grec κριτικός : qui discerne) est la disposition d'une personne à examiner attentivement une donnée avant d'établir la validité de celle-ci.

Définition et origines

L’esprit critique est une démarche de remise en question des opinions et de leurs arguments, du vocabulaire utilisé, de la représentation du réel, de la source émettrice (personne, média, institution, expert, organisme, etc.).

Développement

Avoir l’esprit critique, c'est être capable de s'interroger avec exigence et rationalité sur la réalité ou la probabilité de faits et de relations prétendus, puis sur leurs interprétations. En particulier, le fait a-t-il l'importance décisive qu'on lui accorde ? Ainsi, un exemple ne prouvera pas grand-chose, contrairement à un contre-exemple, qui peut valoir réfutation. Ou, encore, la rencontre de deux faits ne permet pas de conclure à l'existence d'une relation de causalité. S'il y a des catastrophes à l'occasion du passage d'une comète, il s'en produit tout autant quand le ciel présente son visage habituel.

On s’arrête dans le parcours afin d'évaluer sa façon de procéder et on se demande si le résultat a un sens. On examine la démarche, qui se doit rationnelle et rigoureuse, pour en faire ressortir les défauts et les qualités.

Cependant, l'esprit critique ne cherche pas seulement à mettre en lumière des erreurs de raisonnement. Il s'en prendra également aux arguments sophistiques, faits exprès pour tromper, et qui prennent appui sur certaines tendances psychologiques de notre intellect, à l'origine des erreurs les plus courantes. Ainsi, on fait passer assez facilement une relation logique irréversible pour une relation réversible, un exemple pour une vérité générale, etc.

De manière plus générale, l'esprit critique peut être considéré comme l'antidote de la rhétorique. Enfin, l'esprit critique suppose une grande méfiance à l'égard des illusions, qui reposent moins sur des erreurs de méthode que sur le désir du sujet de parvenir à une certaine conclusion. Ainsi, le grand mathématicien Chasles se laissa duper par un vendeur d'autographes, Vrain-Lucas, auprès de qui il avait acheté, parmi d'autres lettres, un message de Vercingétorix à Jules César, rédigé en un faux vieux français.

Il est à peu près inévitable que l'esprit critique ne rencontre sur sa route le dogme religieux, plus généralement la croyance, comme le montre l'exemple de Socrate, inventeur de l'elenchos, c'est-à-dire de la méthode qui consiste à mettre en évidence les contradictions internes d'un discours, à les susciter même, en feignant d'être d'accord (ironie), et en poussant son interlocuteur à aller plus loin dans son discours. On peut créditer également Socrate d'une autre invention importante dans la constitution de l'individu critique : la maïeutique. En effet, la maïeutique socratique ne se contente pas d'amener le sujet à accoucher de ses opinions, mais elle le conduit à examiner la cohérence interne du nouveau-né. Socrate fut finalement condamné à mort pour impiété et pour avoir corrompu la jeunesse.

Les états psychologiques et les démarches d'esprit caractérisant l’esprit critique sont l’analyse, le doute, l’appréciation, le discernement, l’évaluation, le jugement et la réflexion. Les antonymes de l'esprit critique sont la confusion, les textes ou idées abscons, la contradiction, la crédulité, la superstition, le dogmatisme, le sectarisme, l'idéologie, le scientisme, la discontinuité et l’incohérence. La qualité première de la personne douée d'esprit critique est la lucidité. Il s'agit d'une disposition acquise (habitus en latin; hexis en grec ancien), qui s'appuie non sur une psychologie particulière (doute maladif ou sentiment de persécution) mais sur des impératifs logiques et épistémologiques.

L'esprit critique est une approche objectivante visant à réduire les erreurs de jugement. C'est une discipline d'honnêteté intellectuelle permettant de lutter contre les mystifications, de prendre du recul par rapport à ses convictions. Il s'agit de préférer la réalité, même difficile ou complexe, à des illusions confortables ou à des simplifications abusives. De ne pas se précipiter d'interpréter les faits avant de s'être assuré de leur réalité. L'esprit critique n'est pas le scepticisme et encore moins une forme de relativisme.

« Je ne suis pas si convaincu de notre ignorance par les choses qui sont, et dont la raison nous est inconnue, que par celles qui ne sont point, et dont nous trouvons la raison. Cela veut dire que, non seulement nous n'avons pas les principes qui mènent au vrai, mais que nous en avons d'autres qui s'accommodent très bien avec le faux. »

Il est important de ne pas faire de ses propres opinions et croyances une valeur, et de ne jamais perdre de vue l'exigence de rigueur et de vérité. Ma croyance ne saurait valoir pour tous, puisqu'elle m'est propre.

Une problématique possible à propos de l'esprit critique revient à s'interroger sur les conditions culturelles de son apparition. Peut-on faire preuve d'esprit critique uniquement en prenant conscience de ce qu'il y a d'insuffisant, voire d'absurde, dans les croyances en vigueur? Suffit-il en somme d'oser penser, selon la définition kantienne des Lumières? Ou bien l'esprit critique repose-t-il sur certains savoirs positifs, scientifiques en particulier? Cependant, il ne suffit pas de se référer à un savoir établi pour faire preuve d'esprit critique. Mais des connaissances positives pourront étayer avec profit la faculté de jugement, c'est-à-dire la capacité d'appliquer des connaissances à un cas particulier, voire de remonter des cas particuliers jusqu'au concept manquant.

Depuis au moins Auguste Comte, la critique des Lumières, et de l'esprit critique qui en constitue une pièce maîtresse, revient à souligner que les Lumières sont seulement négatives, qu'elles ne conduisent qu'au doute et à la Révolution, parce qu'elles partent des facultés intellectuelles du seul sujet, au lieu de s'appuyer sur le sentiment social de sympathie (Discours de philosophie positive).

Mais critiquer l'esprit critique, n'est-ce pas, en somme, lui rendre hommage?

On répondra à Comte que l'esprit critique ne se confond pas avec le scepticisme ni avec l'esprit de contradiction. Il ne défait que pour reconstruire, explique ainsi Ernst Cassirer, dans La philosophie des Lumières. C'est parce que l'on est persuadé que l'esprit humain peut atteindre la vérité, ou une certaine vérité à sa portée, que l'on a le courage de s'en prendre aux erreurs et à leurs fondements psychologiques et culturels. On peut aussi, comme Kant, travailler à critiquer la raison elle-même, c'est-à-dire travailler à montrer quelles sont les bornes exactes de la raison humaine.

En particulier, l'on n'aura pas d'autant plus d'esprit critique que l'on niera les conceptions de ses adversaires et qu'on les baptisera idéologies. N'oublions pas, note Olivier Reboul, qu'une idéologie est par essence polémique et que, lorsqu'elle critique, ce n'est pas elle-même qu'elle critique. Elle n'excite la pensée que pour la canaliser contre l'adversaire. (Langage et Idéologie, p. 135) Le même Olivier Reboul montre que c'est particulièrement le cas d'une idéologie qui n'a pas encore conquis le pouvoir. De fait, le négationnisme et le conspirationnisme ne sont en rien des démarches authentiquement critiques.

Reconnaître les artifices de l'imposture

L'argument d'autorité : prendre ou présenter quelque chose pour vrai parce que la source fait autorité
L'effet boule de neige ou syndrome Popeye : principe des rumeurs, des légendes urbaines, des lieux communs et du bouche-à-oreille, où l'on répète ce que l'on a entendu
L'effet petits ruisseaux : les petits oublis et les erreurs fines donnent les grandioses théories
L'effet cerceau : cercle vicieux consistant à admettre ou faire admettre au départ ce que l'on entend prouver
L'effet impact : utilisation de la connotation, le poids des mots est employé pour induire une idée différente de celle que les mots prétendent représenter
L'effet bi-standard : modification des règles en fonction des réponses
L'effet bipède (ou syndrome de Pangloss) : raisonnement à rebours vers une cause possible
L'effet puits : plus un discours est creux, plus les auditeurs peuvent s'y reconnaître
L'effet cigogne : confusion de corrélation et causalité
Le syndrome du poulpe : tendance à s'accrocher bec, ongles et tentacules à sa théorie
Le syndrome de Galilée : toute personne qui adhère à une pseudo-théorie la considère presque toujours comme révolutionnaire, et en outre s'estime persécutée


Principes critiques de base contre l'affirmation gratuite et superficielle

L'analogie n'est pas une preuve
La bonne foi n'est pas un argument
Accorder toute son importance à l'incertitude d'un résultat
Une analyse globale ou statistique est souvent concluante
Une théorie scientifique est vérifiable, vérifiée et réfutable
L'origine de l'information, des sources, est fondamentale
La force d'une croyance peut être incommensurable
Prudence dans l'interprétation
Distinguer ce qui nous paraît vrai de ce qui nous plairait qu'il soit vrai
Un scénario n'est pas un fait, ni une loi
Le mode de rejet des données est significatif


Oublis à ne pas commettre

Au travers du faisceau de preuves, la réunion de plusieurs arguments suspects n'est pas une preuve solide
Ne jamais dire jamais
Éviter le « j'y crois donc c'est vrai »


Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Esprit_critique
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